Actualités - COVID-19

Recommandations

Mis à jour le 11/04/2020.

Depuis le début de l’épidémie, il est recommandé de se laver très souvent les mains, d’utiliser les Solutions Hydro-Alcooliques (SHA) et les bio-nettoyants pour les surfaces, encore plus fréquemment que d’habitude. Le risque est de développer une dermite d’irritation des mains, qui en plus d’être douloureuse risque d’entraver l’application des précautions « contact », en particulier l’utilisation des SHA.

Contrairement aux idées reçues, les SHA n’aggravent pas la sécheresse et ne provoquent pas de dermite d’irritation, mais elles sont mal tolérées lorsque les mains sont abîmées.
Ce sont principalement les lavages de mains, à l’eau et au savon, itératifs (>10/jour), et l’utilisation des bio-nettoyants à mains nues, qui irritent les mains.
PRÉVENIR cette dermite d’irritation est primordial.
C’est pourquoi la SFD et le groupe Dermato-Allergologie de la SFD* ont rédigé une fiche pratique de recommandations, en particulier pour les soignants, mais elles s’adressent à tous pour garder les mains saines.

*GROUPE DE RÉDACTION
Brigitte MILPIED, Annabel MARUANI, Claire BERNIER, Antoine MARCHAND, Emmanuelle AMSLER, Aude VALOIS, Marie BEYLOT-BARRY.

Téléchargement de la fiche pratique de recommandations :

Groupe Dermato-Allergologie (DAG) de la Société Française de Dermatologie

Mis à jour le 17/04/2020.

PANDÉMIE COVID-19 ET ACTIVITÉ DERMATO-CHIRURGICALE

Dans le contexte d’épidémie de COVID-19 qui se propage en France, la responsabilité des dermatologues vis-à-vis des actes de Dermatologie chirurgicale que ce soit au cabinet, en clinique ou à l’hôpital, doit prendre en compte :

1. D’une part, les consignes de limitation de propagation de l’épidémie (confinement de la population, mesures barrières, distanciation physique, masques…), notamment auprès des sujets les plus fragiles (patients âgés, en EHPAD, immunodéprimés…).

2. D’autre part, la continuité des soins des patients atteints de pathologies chroniques ou de cancers cutanés qui doit être assurée, en particulier pour limiter l’extension locale, régionale ou systémique d’un cancer.

Les consultations et les interventions non urgentes ont donc été, depuis le début du mois de mars 2020, déprogrammées et l’activité de nombreux cabinets de Dermatologie a été considérablement réduite ou arrêtée.

Néanmoins, ces mesures de confinement prolongé ne doivent pas empêcher la poursuite des soins car il est très probable que l’épidémie, qui atteint actuellement de manière très hétérogène notre territoire, perdure au-delà de plusieurs mois.

RECOMMANDATIONS DU GROUPE CHIRURGICAL DE LA SFD

Des recommandations ainsi qu'une fiche pratique concernant la prise en charge chirurgicale des tumeurs cutanées vous sont proposées par un groupe de travail issu du groupe chirurgical de la Société Française de Dermatologie.

GROUPE DE travail du groupe chirurgical de la SFD
Olivier COGREL, Véronique CHAUSSADE, Jean-François SEÏ, Damien LEBAS, Jean-Yves BAILLY, Jean-Michel AMICI, Patrick GUILLOT, Marie BEYLOT-BARRY.

Téléchargement des fiches :

Groupe Chirurgical de la Société Française

Mise à jour le 21/04/2020.

Mesures pour favoriser le bon usage du paracétamol

Médicaments utilisés chez les patients atteints du COVID-19 : une surveillance renforcée des effets indésirables

Essais cliniques dans la prise en charge des patients atteints du COVID-19 : point d’étape sur les projets autorisés par l’ANSM 

ANSM - Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé

Covid-19 et lésions cutanées

Mis à jour le 19/04/2020.

Nous vous avons sollicités début avril pour vous signaler des manifestations cutanées associées à des infections très probables ou confirmées par le COVID-19.

Nous vous remercions de votre participation (cf. premier point d’étape du 15 avril 2020 sur les 113 premiers patients). Nous avons dépassé les 200 patients ce début de semaine, avec toujours une prédominance de lésions à type d’engelures et nous ferons un nouveau point dans les prochains jours.

Nous reviendrons également dans un second temps vers tous ceux qui ont signalé des cas concernant des données évolutives et des résultats complémentaires de vos patients.

À noter que la fiche de recueil a été un peu modifiée (notamment concernant la notion de contage et la description des lésions) et nous vous remercions d’utiliser cette version actualisée pour vos prochains cas éventuels (toujours fiche anonyme recto-verso à transmettre à l'adresse covidskin@sfdermato.com).

Vous pourrez aussi joindre des photographies et un compte-rendu anapath de biopsie anonymisés le cas échéant.

À la demande du comité d'éthique (IRB des Hôpitaux Universitaires Henri Mondor) qui a donné un avis favorable à l’étude, nous avons aussi actualisé la fiche de non opposition (remise au patient ou aux parents si patient mineur, et il faut seulement que vous notiez dans votre dossier que vous l’avez remise, signature non nécessaire) et la fiche d’accord de photographie (signée par le patient ou les parents si patient mineur). (Pour ces deux fiches un exemplaire est gardé par vous, un par le patient, il ne faut pas nous les transmettre car elles comportent des données nominatives).

Merci et bon courage à tous.
Marie BEYLOT-BARRY, Présidente de la Société Française de Dermatologie.
Laurence LE CLEACH, Émilie SBIDIAN, Pierre WOLKENSTEIN.

TÉLÉCHARGEMENT DE DOCUMENTS

Société Française de Dermatologie

L’enquête COVIDSKIN a été lancée sous l’égide de la Société Française de Dermatologie, sous la forme d’appel à cas national permettant de recueillir et de documenter des manifestations cutanées pouvant être associées au COVID-19, afin de confirmer ou non ces associations et de préciser les liens éventuels.

Après le premier bilan du 15 avril 2020 sur les 113 premiers patients, voici le second point d’étape réalisé sur 245 patients, rapportés avec une fiche d’information détaillée, principalement par des dermatologues, mais aussi des généralistes, que nous remercions.

Nous reviendrons si nécessaire, vers les médecins qui ont signalé des cas à partir du 15 mai, à propos des données évolutives et des résultats complémentaires (biopsies, bilan immunologique, PCR pour celles en attente, sérologies virales hors COVID et surtout sérologie SARS-CoV-2, lorsqu’elle sera validée et largement accessible.

Le groupe le plus important est toujours celui des patients présentant des lésions à type d’engelures avec 165 patients, dont 96 femmes, 69 hommes, âgés de 9 à 76 ans (moyenne d’âge 30 ans). Trente et un (19%) ont déjà eu des engelures ou un syndrome de Raynaud précédemment et dans 14 cas (8%) une exposition au froid dans les jours précédents.

Soixante-dix-neuf patients (48%) n’ont eu aucun signe infectieux ayant précédé ou concomitant. Pour les autres, il s’agissait dans la majorité des cas de signes isolés (asthénie et/ou toux le plus souvent, ou fièvre, myalgies) sans forme grave (une seule hospitalisation). Parmi les 6 patients ayant présenté une anosmie, aucun n’était associé à une PCR nasopharyngée positive. Ces signes étaient dans la majorité des cas antérieurs à la survenue des lésions à type d’engelures (médiane 6 jours) et avaient le plus souvent régressé ou étaient en voie de régression. Les lésions à type d’engelures n’étaient jamais inaugurales. Vingt et un patients rapportaient un contage COVID possible ou probable dans les 15 jours précédents.

La présentation clinique des lésions à type d’engelures était classique, mais la fréquence de lésions vésiculeuses ou bulleuses est à souligner. Nous ne disposons pas encore du recul sur l’évolution de ces lésions à type d’engelure, mais pour plusieurs, l’évolution a été favorable soit spontanément, soit avec application de topiques cicatrisants ou de dermocorticoïdes (y compris les formes vésiculeuses ou bulleuses).

Chez 73 patients, une PCR nasopharyngée a été réalisée (prioritairement chez les patients avec signes cliniques associés) dont les résultats, disponibles à ce jour pour 66, sont négatifs à l’exception d’un patient avec des signes cliniques infectieux associés aux lésions à type d’engelures.

Au total, une manifestation paraissant inhabituellement fréquente en cette saison, non associée à une sévérité particulière, et pouvant parfois faire suite à des signes de type infectieux minimes, avec pour les cas explorés, une seule PCR positive, ce qui n’exclut pas une possible infection COVID antérieure, mais ne permet pas non plus de l’affirmer. Nous soulignons le caractère non inaugural ou révélateur de ces manifestations qui ne constituent pas un signe « d’alerte », en particulier lorsqu’elles sont isolées et il n’existe pas d’argument en faveur d’une contagiosité potentielle de ces patients, message important pour les patients et leur entourage.

Ces résultats sont en accord avec la série italienne de 63 cas de lésions à type d’engelures publiée le 24 avril dans le JEADV par Piccolo V et al.

Les 80 autres patients présentaient des manifestations très variées, survenant chez des patients plus âgés, soit isolément, soit en association à des signes infectieux, soit encore chez des patients hospitalisés, y compris en réanimation pour une COVID. Il s’agissait d’exanthèmes maculopapuleux (les plus fréquents), d’urticaires, d’œdèmes du dos des mains, d’éruptions érythémateuses du visage, d’érythème noueux, de livédo, de présentation à type de pityriasis rosé de Gibert ou de lésions papuleuses microvésiculeuses du tronc avec dans un cas une atteinte muqueuse. Dans ce groupe hétérogène, une PCR était effectuée chez 46 patients et était positive dans 21 cas avec des signes infectieux généraux au premier plan et où l’atteinte cutanée n’était pas révélatrice. Des biopsies cutanées et un bilan complémentaire, notamment immunologique, ont là aussi été effectués pour plusieurs patients.

Au total : des signes hétérogènes avec, pour ceux associés (sous réserve des résultats en cours) à une PCR positive, surtout un exanthème maculopapuleux, une urticaire, un livédo et une infection COVID déjà connue ou suspectée.

Pr Marie BEYLOT-BARRY, Présidente de la SFD.
Dr Laurence LE CLEACH, Coordonnatrice COVIDSKIN.

LIENS UTILES

Société Française de Dermatologie

Mis à jour le 15/04/2020.

Comme indiqué précédemment, des signes cutanés ont été récemment rapportés comme possiblement associés au COVID-19. Ceci a amené la Société Française de Dermatologie à lancer un appel à cas national afin de confirmer ou non cette association ou lien éventuel, en documentant précisément ces cas (recueil du contexte, de l’histoire de la maladie, des signes cliniques et de leur évolution, photos et éventuellement biopsies et exploration virologique des cas soit atypiques cliniquement, soit avec notion de contage ou signes associés).

Voici le premier point d’étape à partir des 113 cas rapportés avec une fiche d’information détaillée, principalement par des dermatologues, mais aussi des généralistes, que nous remercions.

Le groupe le plus important est celui des patients présentant des lésions à type d’engelures avec 84 patients, 36 hommes, 48 femmes, âgés de 9 à 67 ans (moyenne d’âge 30 ans). Dix-sept ont déjà eu des engelures ou un syndrome de Raynaud précédemment et dans seulement 6 cas, on trouve une exposition au froid dans les jours précédents. Un peu moins de la moitié de ces patients n’ont eu aucun signe associé. Pour les 45 autres, les signes associés étaient non graves (aucune hospitalisation), et dans la majorité des cas, il s’agissait de signes isolés (asthénie et/ou toux le plus souvent, ou fièvre, myalgies). Un seul patient a présenté une anosmie. Ces signes étaient dans la majorité des cas antérieurs à la survenue des lésions à type d’engelures (8 à 15 jours auparavant) et avaient alors le plus souvent régressé ou étaient en voie de régression. Dix patients rapportaient un contage COVID possible ou probable dans les 15 jours-trois semaines auparavant. Nous ne disposons pas encore du recul sur l’évolution de ces lésions à type d’engelure, mais pour plusieurs patients, l’évolution a été favorable soit spontanément, soit avec application de topiques cicatrisants ou de dermocorticoïdes.

Chez 32 patients, une PCR nasopharyngée a été réalisée (chez les patients avec signes cliniques) dont les résultats, disponibles à ce jour pour 18, sont tous négatifs. Ces patients ont eu pour certains une biopsie cutanée, une exploration immunologique et un bilan sérologique complémentaire (hors COVID). Les résultats de ces examens seront analysés secondairement, et présentés dans un prochain point. Il a été prévu lorsque les tests seront disponibles et validés de proposer de réaliser une sérologie COVID pour ces patients.

Au total, une manifestation inhabituellement fréquente en cette saison, non associée à une sévérité particulière, et pouvant parfois faire suite à des signes de type infectieux minimes, avec pour les cas explorés une PCR négative, ce qui n’exclut pas une possible infection COVID antérieure, mais ne permet pas non plus à ce stade de l’affirmer. Les études en cours devront le démontrer et le cas échéant préciser le mécanisme physiopathologique. Ces données ne montrent aucun argument en faveur d’une contagiosité potentielle de ces patients, message important pour les patients et leur entourage.

À noter que des travaux récemment menés par l'équipe du Pr JOLY à Rouen, actuellement soumis à publication, suggèrent de façon très convaincante sur 33 patients, l'absence de relation entre ces lésions cutanées et l'infection par le COVID-19.

Les autres patients présentaient des manifestations très variées, survenant soit sans contexte associé, soit associés à des signes infectieux, soit encore chez des patients hospitalisés y compris en réanimation pour un COVID et 8 pneumopathies. Il s’agissait d’éruptions érythémateuses du visage (les plus fréquentes) ou encore d’urticaires, d’exanthèmes maculopapuleux, d’œdèmes du dos des mains, d’érythème noueux, de livédo ou de présentation à type de pityriasis rosé de Gibert. Dans ce groupe hétérogène, une PCR était effectuée chez 16 patients et était positive dans 6 cas avec des signes infectieux généraux au premier plan et où l’atteinte cutanée n’était pas révélatrice. Des biopsies cutanées et bilan complémentaire notamment immunologique ont là aussi été effectués pour plusieurs patients.

Au total, des signes hétérogènes avec, pour ceux associés (sous réserve des résultats en cours) à une PCR positive surtout un érythème du visage ou un livédo et une infection COVID déjà connue ou suspectée.

Pr Marie BEYLOT-BARRY, Présidente de la SFD. 
Dr Laurence LE CLEACH, Coordonnatrice COVIDSKIN.

LIENS UTILES

Société Française de Dermatologie

Mis à jour le 08/04/2020.

La Société Française de Dermatologie appelle à la vigilance mais également à la prudence.

Avant de conclure à une possible association et d’indiquer une conduite à tenir, la SFD appelle au recensement et à la documentation précise des cas observés en France.
Depuis le début de l’épidémie en France, des signes cutanés ont été récemment rapportés comme possiblement associés au Covid-19. Les dermatologues ont tout d'abord été alertés par quelques cas de taches rouges (érythème) sur le visage de patients infectés par le Covid-19. Dans ce contexte, la Société Française de Dermatologie (SFD) a lancé un appel à cas le lundi 30 mars.
L’objectif est de documenter les observations de lésions cutanées chez ces patients suspects de Covid et d’avoir suffisamment d’éléments pour indiquer une conduite à tenir qu’elle soit diagnostique ou thérapeutique.
Alors que les érythèmes du visage semblent très rares, nous ont été rapportées assez rapidement, des lésions ressemblant à des engelures, surtout sur les orteils. Le nombre de cas parait important et la survenue inhabituelle en cette saison, mais il faut souligner que très peu de ces observations ont été bien documentées avec un test Covid, et la plupart surviennent chez des patients sans signes associés et sans contexte de contage.
Parmi les rares cas documentés, il semblerait qu'ils surviennent plutôt tard dans l'infection, pouvant ainsi suggérer un mécanisme d’origine immunologique. À ce jour, nous n'avons pas encore de preuve pour affirmer qu'il s'agit d'un signe précoce du Covid-19 devant conduire à suspecter fortement le diagnostic (comme peut l’être l’anosmie) et conduire à l’isolement du patient.
Il faut être attentif à ces signes cutanés et rechercher dans le contexte, d'autres signes cliniques, mais il faut aussi rester prudent, car toute engelure n’est pas obligatoirement un signe de Covid, les engelures étant quand même une dermatose assez fréquente.
La SFD souhaite confirmer ou non cette association ou lien éventuel, en documentant très précisément ces cas avec le recueil du contexte, de l’histoire de la maladie, des signes cliniques et de leur évolution, avec des photos (éventuellement des biopsies), et en explorant sur le plan virologique les cas atypiques cliniquement, avec notion de contage, signes associés, habituels ou inhabituels.
La SFD se doit ainsi de favoriser la mise en place de filières permettant aux dermatologues et aux généralistes qui voient ces patients en première ligne, de les adresser dans des centres hospitaliers de référence pour effectuer les prélèvements afin de les tester (PCR virale naso-pharyngée et prélèvement sanguin en vue d'une sérologie quand elle sera disponible, à renouveler 14 jours plus tard).
La SFD s’interroge sur le fait que ces signes n'aient pas été observés et décrits chez les patients hospitalisés depuis le début de l'épidémie et il n’existe que quelques rares publications chinoises et italiennes, d'éruptions assez peu spécifiques. D’autre part, ce virus n'est pas réputé dans l'état actuel des connaissances pour son tropisme cutané.
Par ailleurs, nous restons aussi vigilants vis-à-vis de signes cutanés survenant chez des patients avec un Covid-19 documenté et nous les recensons également.

Professeur Marie BEYLOT-BARRY, Présidente de la Société Française de Dermatologie.

Téléconsultation et crise sanitaire COVID-19

Hydroxychloroquine (Plaquenil®)

Mis à jour 30/03/2020.

Plaquenil et Kaletra : les traitements testés pour soigner les patients COVID-19 ne doivent être utilisés qu’à l’hôpital.

Hydroxychloroquine (Plaquenil®) - Point d'information ANSM

Essai clinique européen Discovery coordonné par l’INSERM

Mis à jour le 22/03/2020.

L’essai clinique européen DISCOVERY, destiné à évaluer quatre traitements contre le COVID-19 a été lancé le 22 mars.
Coordonné par l’Inserm dans le cadre du consortium Reacting, l’essai inclura 3 200 patients européens et au moins 800 patients français atteints de formes sévères du COVID-19.
L’essai DISCOVERY démarre avec cinq modalités de traitement attribuées par randomisation mais en ouvert :

  • Soins standards.
  • Soins standards plus remdesivir.
  • Soins standards plus lopinavir et ritonavir.
  • Soins standards plus lopinavir, ritonavir et interféron bêta.
  • Soins standards plus hydroxychloroquine.

L’efficacité et la sécurité de chaque modalité seront évalués à 15 jours de l’inclusion de chaque patient. Le caractère « adaptatif » de l’essai lui permettra très rapidement d’abandonner un bras expérimental inefficace et de le remplacer potentiellement par d’autres molécules émergeant de la recherche. La partie française de cet essai est financée par les Ministères de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation et de la Santé et des Solidarités.
Il est piloté par Florence ADER, infectiologue dans le service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital de la Croix-Rousse au CHU de Lyon et chercheuse au Centre international de recherche en infectiologie CIRI (Inserm/CNRS /Université Claude Bernard Lyon 1).
Cet essai va par ailleurs complémenter les données qui seront recueillies au cours d’un autre essai clinique international qui va bientôt commencer sous l’égide de l’Organisation Mondiale de la Santé, baptisé « SOLIDARITY ».

Essai clinique européen DISCOVERY - Communiqué INSERM

Consortia

Mis à jour le 05/05/2020.

Given the interest in the emerging and evolving coronavirus (COVID-19) pandemic and the questions regarding how this will impact patients with atopic dermatitis (AD, syn. atopic eczema), we have created a secure, online, de-identified Personal Health Identifier (PHI)-free reporting registry.
We encourage clinicians worldwide to report ALL cases of COVID-19 in their AD patients, treated with or without systemic immunomodulating medication, regardless of severity (including asymptomatic patients detected through public health screening).

 Coronavirus & Atopic Dermatitis Reporting Database

Mis à jour le 21/03/2020.

L’INSERM a mis en place au travers du consortium REACTing (REsearch and ACTion targeting emerging infectious diseases) dans le cadre du protocole international ISARIC (International Severe Acute Respiratory and Emerging Infection Consortium) et en lien avec l’OMS la cohorte française COVID-19.

Cette cohorte doit permettre de capturer les données cliniques, virologiques des cas COVID-19 qui vont être hospitalisés dans les structures possédant un CIC ou une URC et de caractériser les réponses de l’hôte à l’infection et aux thérapies proposées. Cette cohorte comportera un volet spécifique permettant de recueillir prospectivement des données essentielles chez les malades immunodéprimés, notamment ceux recevant un traitement immunosuppresseur pour une maladie auto-immune ou auto-inflammatoire.

Toutefois, un nombre conséquent de patients sera pris en charge dans des structures ne disposant pas de moyens de recherche clinique, et une majorité ne sera même pas hospitalisée, espérons-le ! Les données de ces patients pourront être collectées à votre initiative au moyen d’une fiche de recueil d’observation développée par le CRI en lien avec plusieurs sociétés savantes.

Aussi, en collaboration, avec la FAI2R, la SFR, la SNFMI et la SOFREMIP, le CRI a construit une fiche de recueil d’observation d’infection par le COVID-19 chez nos patients atteints de maladies auto-immunes ou auto inflammatoires. Les dispositions légales pour ce type de recueil ont été entreprises. Une simple non-opposition au recueil des données est nécessaire.

Pour rendre cette démarche pertinente, il est nécessaire que l’ensemble de notre communauté participe au projet et que soient collectés de la manière la plus exhaustive possible les cas identifiés, qu’ils soient vu au cabinet de rhumatologie ou en milieu hospitalier. Il sera toujours possible d’éliminer les doublons avec le projet REacting. Les données seront étudiées au fil de l’eau grâce à l’aide de la filière FAI2R, avec l’ambition de pouvoir nous informer collectivement et rapidement sur d’éventuelles alertes, ou des notions rassurantes.

Après avoir été complétée cette dernière doit être renvoyée sur l’adresse email suivante : covid19.fai2r@chru-lille.fr

French Covid-19 Cohort (Projet Reacting) et fiche de recueil d'information d'infection

Patients sous immunosuppresseurs et biothérapies

Mis à jour le 07/05/2020.

Le 4 mai 2020,
Monsieur le Professeur Jérôme SALOMON
Monsieur le Directeur Général de la Santé,
Cher Collègue,

Nous nous permettons de prendre contact avec vous en qualité de Présidents de Sociétés Savantes et de Coordinateur de Filière de Santé motivés par la recherche d’informations épidémiologiques nécessaires à la préparation du déconfinement de nos patients atteints de pathologies dysimmunitaires le plus souvent traités par immunosuppresseurs (...).

Mis à jour le 09/03/2020.

L’évolution de l’épidémie COVID-19 peut conduire certains de nos patients sous traitements immunosuppresseurs à nous interroger sur un possible sur-risque, sur la pertinence de l’arrêt de leur traitement et sur les mesures préventives à mettre en place.

Lire le courrier adressé le 4 mars par plusieurs sociétés savantes dont la SFD et le GrPSo au Directeur général de la Santé sur le risque d’arrêt non encadré des traitements, pouvant entraîner une poussée de leur pathologie et l’importance d'une discussion au cas par cas, selon la pathologie traitée et sa sévérité, tout en respectant bien sûr les consignes habituelles de vigilance et de prévention en cas de risque de contact ou de signes cliniques.

Pour les malades traités par corticoïdes, immunosuppresseurs (azathioprine, methotrexate, inhibiteurs de JAK), biothérapies pour des maladies intestinales, dermatologiques, rhumatologiques ou auto-immunes.

Mis à jour le 14/03/2020.

ARRÊT DE TRAVAIL POUR LES PATIENTS IDENTIFIÉS PAR LE HCSP COMME À RISQUE DE FORME SÉVÈRE DE LA MALADIE DONT FONT PARTIE NOS PATIENTS SOUS IMMUNOSUPPRESSEURS.
Dans le cadre des mesures de prévention visant à limiter la propagation du coronavirus, les pouvoirs publics ont mis en place un dispositif dérogatoire permettant aux personnes présentant un risque de développer une forme grave d'infection de bénéficier d'un arrêt de travail à titre préventif. Le champ des pathologies concernées a été défini par le Haut Conseil de la Santé Publique dans un avis rendu le 14 mars 2020.

Attention, l'avis du HCSP prévoit explicitement que ce dispositif ne s'applique pas aux personnels soignants des établissements de santé. Afin de les protéger tout en permettant la continuité du service, l'avis du HCSP prévoit que la situation des personnels soignants soit évaluée au cas par cas en lien avec la médecine du travail de l'établissement en fonction de la gravité de la pathologie et de son évolutivité. Aucun arrêt de travail relevant de ce dispositif dérogatoire ne peut ainsi être délivré à des personnels soignants, par le biais de ce télé-service.

Arrêts de travail pour les patients sous immunosuppresseurs et biothérapies

Informations gouvernementales

Mis à jour le 27/03/2020.

En application de l’état d’urgence sanitaire, les déplacements sont interdits sauf dans les cas suivants et uniquement à condition d'être munis d'une attestation pour :

  • Déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle, lorsqu’ils sont indispensables à l’exercice d’activités ne pouvant être organisées sous forme de télétravail ou déplacements professionnels ne pouvant être différés.
  • Déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle et des achats de première nécessité[1] dans des établissements dont les activités demeurent autorisées.
  • Consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés  ; soin des patients atteints d'une affection de longue durée.
  • Déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants.
  • Déplacements brefs, dans la limite d'une heure quotidienne et dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile, liés soit à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d'autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.
  • Convocation judiciaire ou administrative.
  • Participation à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative.

[1] Y compris les acquisitions à titre gratuit (distribution de denrées alimentaires…) et les déplacements liés à la perception de prestations sociales et au retrait d’espèce

Mis à jour le 06/04/2020.

Les deux documents nécessaires pour circuler sont disponibles :

Les infractions à ces règles seront sanctionnées d'une amende de 135 euros avec une possible majoration à 375 euros et 1 500 euros en cas de récidive. En cas de doute sur ces restrictions de déplacement, vous pouvez consulter les questions / réponses en cliquant ici.

Attention à vos données personnelles, n'utilisez pas de support numérique pour vos attestations. Seuls le document officiel  du ministère de l'Intérieur ou une attestation sur l'honneur sur papier libre peuvent être utilisés comme justificatifs.

Mis à jour le 20/04/2020.

Graphes faits par le professeur Vincent JARLIER à partir des données DGS-SpF et ECDC. Service de Bactériologie-Hygiène hospitalière, hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris. Équipe opérationnelle d'hygiène (EOH) du Siège de l'APHP.

Données chiffrées

Mis à jour le 20/04/2020.

1. AIDE PSYCHOLOGIQUE

La situation liée à l’épidémie de COVID-19 constitue une situation potentiellement stressante. Pour y répondre, une plateforme nationale de soutien médico-psychologique et un numéro vert 0800 73 09 58 ont été mis en place.

Ce numéro vert s’adresse aux personnels soignants, aux étudiants, aux personnels administratifs et logistiques confrontés sur le terrain à des situations inédites et aux professionnels en charge de l’accompagnement des personnes vulnérables.

2. AIDE FINANCIÈRE

Pour accompagner les professionnels impactés par la crise sanitaire actuelle, différentes mesures exceptionnelles de soutien et d’aide financière spécifiques aux professionnels de santé ont été mises en place par l’État, les organismes professionnels et les acteurs bancaires.

Ces mesures sont nombreuses et évolutives. Elles concernent les indemnités journalières et cotisations, les primes exceptionnelles soignants, les heures supplémentaires, crédit et trésorerie, Fonds de solidarité, le maintien de l’emploi et organisation du travail…

EN SAVOIR PLUS, EN CONSULTANT LES SITES OFFICIELS SUIVANTS

3. AIDES LOGISTIQUES

  • Prise en charge des enfants des professionnels de santé grâce à l'accueil organisé au niveau des régions afin de faire garder les enfants des professionnels impliqués dans la gestion de la crise COVID-19.
  • Dispositifs d’hébergement pour les professionnels confrontés à des dépassements des amplitudes quotidiennes ou hebdomadaires autorisées ; affectés en cellule de crise ; mobilisés par des établissements éloignés de leur domicile ; qui se retrouvent sans modalités de transports personnels ou en commun.
  • Mobilisation de taxis pour les agents hospitaliers et médico-sociaux.
  • Voir toutes les aides logistiques et psychologiques aux professionnels.

Mis à jour le 05/05/2020.

En phase de sortie de confinement, les distributions de masques sanitaires se poursuivent, avec pour objectif prioritaire la limitation au maximum de la diffusion du virus et l’accompagnement de la reprise d’activité. Dans ce cadre, la stratégie de répartition des masques sanitaires par l’État a vocation à évoluer.

Délivrance de masques FFP2 et chirurgicaux pour les professionnels de santé

Mis à jour le 25/05/2020.

La fiche, accessible via le lien internet, détaille la stratégie de distribution des masques sanitaires par l'’État aux professionnels en sortie de confinement. Elle est mise à jour régulièrement. La présente version prévoit que de nouvelles professions pourront bénéficier de ces distributions, précise les justificatifs à présenter et autorise la délivrance en une fois de deux semaines de consommation pour les personnes atteintes du covid-19 et les cas contacts.

Distribution de masques en sortie de confinement

Informations médicales et articles en ligne en accès libre

Mis à jour le 07/04/2020.

Ressources et informations cliniques sur le nouveau coronavirus (COVID-19) publiées et mises à disposition en libre accès par Elsevier.

Centre d’informations Vigie Elsevier - Ressources et informations cliniques Covid-19

Mis à jour le 26/03/2020.

Accès gratuit à plus de 5 000 articles liés au COVID-19 sur Wiley Online Library, afin de soutenir les efforts à travers le monde en matière de diagnostic, de traitement et de prévention du virus.

Accès gratuit à plus de 5 000 articles liés au COVID-19 sur Wiley Online Library

Actualités SFD #COVID-19

Mis à jour le 02/05/2020.

DÉCONFINEMENT : COMPRENDRE ET ORGANISER POUR REPRENDRE EN TOUTE SÉCURITÉ

Un déconfinement progressif a été annoncé pour le 11 mai par le président de la République. En s'appuyant sur la compréhension de cette épidémie, comment allons-nous organiser nos actes laser dans un cadre sécuritaire durant les mois qui vont suivre ?
C’est la question à laquelle nos experts ont tenté d’apporter des réponses au cours de cette table ronde, le 21 avril dernier.

Déconfinement : comprendre et organiser pour reprendre en toute sécurité

Étant données les mesures de prévention, de confinement et de limitation des déplacements demandées par le gouvernement, la Maison de la Dermatologie est désormais fermée au public. Toutes les réunions qui y étaient prévues sont annulées jusqu’à nouvel ordre.
Les activités et le fonctionnement de la SFD continuent cependant à être assurés et nous restons bien sûr joignables.

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